Vers une confédération belge ?

La crise politique qui touche le royaume fédéral de Belgique depuis un an maintenant (pour l’absence de gouvernement) pose la question de la survie de la Belgique. L’affrontement entre les deux principales communautés de cet État, Wallons francophones contre Flamands néerlandophones, n’a pour ainsi dire aucune chance de déboucher sur un compromis. De nouvelles élections amèneraient également un renforcement des positions des indépendantistes flamands et donc une continuation du blocage politique voire à une sécéssion à plus ou moins long terme.
Le gouvernement « des affaires courantes » d’Yves Leterme dirige le pays depuis un an grâce aux nombreuses compétences relevant des régions. Aussi, il ne parait pas absurde d’imaginer une large réforme constitutionnelle (pour ne pas dire bouleversement) amenant la formation d’un État confédéral avec le roi comme liant et les fonctions régaliennes (affaires étrangères, défense et justice) dépendant d’un gouvernement confédéral dont les membres tourneraient tous les six ou douze mois. L’ensemble des fonctions sociales et économiques dépendant des régions, comme le veulent les Flamands. Les Wallons ne disposeraient plus des transferts financiers actuels, à eux de trouver une solution (la concentration des structures confédérales, l’armée en particulier, en Wallonie pourrait être une partie de la solution). Par contre, la région disputée de Bruxelles deviendrait un district européen, la capitale confédérale pouvant être Namur ou Liège -capitale politique en Wallonie, la capitale économique en Flandre.
Le problème avec une telle solution, c’est la faiblesse des structures « macroétatiques », la séparation définitive n’étant pas loin.

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