L’État des forêts dans le monde.

La consultation des données (cf tableaux) est nécessaire. Le placement des îles du Pacifique État est approximative. Reproduction autorisée avec mention de l’auteur.


Réalisée (comme d’habitude) à partir des données mises à disposition par l’ONU, cette carte représente deux choses : le pourcentage de surface boisée de chaque pays et l’évolution entre 1995 et 2007 de celle-ci (en pourcentage).

On constate sans surprise que les États disposant du couvert forestier le plus faible se situent au niveaux des tropiques du Cancer (Afrique du Nord, Péninsule Arabique) et du Capricorne (Amérique & Afrique australes, Australie) auxquels il faut ajouter ceux d’Asie centrale et l’Islande. Si ces États sont naturellement pauvres en forêt, ce n’est pas le cas de certains autres, principalement des îles du Pacifique et des États afrincains ayant dévasté leurs forêts.
Il apparaît de manière flagrante — sauf pour des États comme le Brésil (en particulier) ou l’Indonésie — que les pertes sont importantes au niveaux des forêts tropicales et équatoriales, essentiellement celles d’Afrique et du nord de l’Amérique latine. Cela s’explique par le besoin en terres agricoles (essentiellement pour l’exportation, les agrocarburants…) , de l’industrie forestière, des besoins en bois de chauffage…

Ces pertes, certes justifiées en partie par les besoins des populations locales, sont une catastrophe en terme de biodiversité — les forêts équatoriales et tropicales concentrant la majeure partie des espèces –, de lutte contre le changement climatique. On peut également ajouter que la déforestation pour l’agriculture n’est pas viable à terme car cela amène une modification du régime des pluies, une érosion importante et donc un épuisement des sols. 

Par contre, on constate que les États européens, nord-américains, proche-orientaux  ainsi que chinois et vietnamiens   voient une stagnation ou une augmentation plus ou moins importante de leur couvert forestier. Ici, l’abandon de certaines terres agricoles, une meilleure gestion des forêts explique l’extension de ces dernières.



Tableaux :

Sources :
UNdata.


Sur le Brésil : voir les différents articles de novembre et décembre 2010 sur le blog Visions cartographiques.

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L’aide publique au développement : un petit classement.

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Attention : les résultats suivants sont issus de calculs effectués à partir de données disponibles sur UNDATA. Les mêmes données sont disponibles (gratuitement ou non) sur le site de l’OCDE et donc plus fiables.
Reproduction autorisée avec mention de l’auteur.
L’aide publique au développement (APD)1 est une des composantes de la diplomatie, du soft power. Le tableau et le graphique que vous voyez ci-dessus classent différents États selon la part de leur revenu national brut en parité de pouvoir d’achat versée au titre de l’APD et ce pour l’année 2008. Les données que l’on trouvera sur le site Eurostats diffèrent assez fortement, sans doute à cause de la non-utilisation par Eurostats du PPA2
On peut constater que les plus gros donateurs bruts se retrouvent en fait derrière, les États-Unis d’Amérique étant le meilleur exemple avec une chute de 22 places ! On constate également que les meilleurs élèves sont les pays scandinaves et le Benelux, les pays latins étant derrière pour ce qui est de l’Europe. Le Japon a souvent joué sur l’aide publique au développement (outre la culture) pour influencer les autres pays. La chasse à la baleine est l’un des domaines où cela a pu jouer. Mais finalement, le Japon contribue relativement peu, tout comme l’Allemagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et – surtout – la Corée du sud.

 Carte

Reproduction autorisée avec mention de l’auteur.

Données UNData :




1 Aide publique au développement (APD). Montant net des dons et des prêts accordés aux pays et aux territoires figurant sur la liste des bénéficiaires du Comité d’aide au développement (CAO) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), par des organismes publics des membres du CAO, avec pour objectif principal la promotion du développement économique et du bien-être, à des conditions de faveur (dans le cas des prêts, l’élément assorti de conditions libérales doit être d’au moins 25 %). Les chiffres des versements nets d’APD se fondent sur les données de « OCDE pour les pays du CAO, les organismes multilatéraux et les pays arabes. Définition du PNUD.


2 Si jamais la méthode que j’ai utilisé (diviser le montant d’APD par le RNB/PPA donnés par UNData : 2 tableaux différents) est invalide, merci de bien vouloir me le dire et pourquoi ?