Environnement et DROM-COM : quelle politique pour la France ? [édité]

Ce billet est le résultat d’une réflexion personnelle lancée par une conféréence de Mme Duvat-Magnan (enseignant-chercheur de l’Université de La Rochelle) et développée par et après une conversation twitter avec le marquis de Seigneulay.

Les DROM-COM sont en général peu connus des Français Métropolitains. Ces territoires se répartissent de la manière suivante :
  • départements-régions d’outre-mer (DROM) avec La Réunion, Mayotte, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyanne ;
  • des collectivités outre-met avec Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française ;
  • une collectivité sui generis avec la Nouvelle-Calédonie ; 
  • un territoire d’outre-mer avec les Terre australes et Antarctiques françaises (TAAF) ;
  • un domaine d’État avec l’île de Clipperton.
Si l’indépendance à plus ou moins long terme de certains de ces territoires est à mon avis des plus probables (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française), les autres devraient rester dans le giron de la République française. Or, ces territoires souffrent d’un manque criant d’investissements, d’un chômage particulièrement élevé (28 % à La Réunion en 2010, 24 % à la Guadeloupe en 2011…), d’un coût de la vie important amenant régulièrement des manifestations voire des émeutes comme le montre les exemples de la Guadeloupe en 2009 et de Mayotte cette année.
Or, la majorité de ces territoires disposent d’un environnement exceptionnel : La Réunion est inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité, la ZEE de Mayotte est un vaste parc naturel marin tandis que les  Îles Eparses subiront le même traitement prochainement. 
Les DROM-COM doivent ainsi concilier protection de l’environnement et développement économique et social ; on se retrouve donc avec une problématique de développement soutenable/durable. 
Prenons le cas de Mayotte. Cette île concentrait, en 2007, 186 387 habitants pour une densité moyenne de 511 hab/km² contre seulement 32 607 habitants en 1966. Cette explosion démographique s’explique à la fois par un fort taux de natalité (41,2 naissances pour 1000 habitants), en particulier chez les femmes étrangères, et une immigration relativement importante venant des Comores (38,7 % de la population recensée en 2007 est commorienne mais une part importante, un tiers, est née sur l’île)1. La population est extrêmement jeune avec une moyenne d’âge de 22 ans contre 39 ans en métropole2 et souffre donc d’un fort chômage du fait de créations d’emplois insuffisantes. Le retard de Mayotte se retrouve au niveau sanitaire (paludisme, lèpre, nombres de lits, de médecins faibles). En terme d’eau et d’assainissement, le retard est extrêmement grave. Le schéma directeur d’eau potable de 2003 disponible sur le site du <!– @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } — SIEAM stipule que des investissements de 367 millions d’euros seront nécessaires d’ici 2020 pour faire face à la demande en eau qui pose de gros problèmes. L’établissement d’un large réseau d’assainissement doit donc se chiffrer en milliards. Et ce sera la même chose pour l’ensemble des domaines sociaux (santé, famille…), économiques (chômage) et environnementaux. La situation économique des Comores voisines amène une immigration clandestine non négligeable : la France doit redéployer une partie de son aide au développement sur cet Etat. L’Etat français doit mettre en place une ambitieuse (et donc coûteuse) politique de valorisation de ses territoires d’outre-mer en profitant des atouts de ceux-ci. Les énergies renouvelables sont un axe potentiellement majeur qui doit permettre de couvrir les besoins énergétiques croissants tout en permettant un développement économique majeur3. L’exploitation des gisements pétrolifères au large de la Guyane est également un axe à développer dans le respect maximum des normes environnementales (pour éviter des marées noires comme celle du golfe du Mexique) si cela profite aux populations locales bien entendu. Conncernant le Suriname voisin, l’aide au développement doit y être renforcé, en collaboration avec le Brésil. 
Sources. 
Pour Mayotte,
Notes.
  1. Source : INSEE   
  2. Source : INSEE
  3. Le Conseil économique, social et environnemental a publié en janvier 2011 un rapport sur le sujet (que je n’ai pas encore lu).
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Jean-Pierre Chevènement et l’énergie nucléaire : une grosse erreur (à mon avis).

Dans un petit message posté sur son bloc-note, Jean-Pierre Chevènement réaffirme son soutien à l’énergie nucléaire en taclant une fois de plus l’Allemagne. Si certaines de ses analyses sur l’euro, l’union européenne, l’industrie sont très interéssantes, je pense qu’il fait une erreur grossière ici. Je vais répondre point par point à son billet.

1. « La décision de sortir du nucléaire, que les Verts veulent imposer au PS, serait suicidaire pour la France. »  
Il me parait improbable que le PS soit obliger de s’aligner pour des raisons d’alliance politique sur la position antinucléaire de EELV. En effet, les Français accordant une place de plus en plus importante à l’écologie et donc au nucléaire, surtout depuis l’accident de Fukushima, il est normal que les Socialistes se posent la question.

2. Pour J-P Chevènement, le maintien du nucléaire est une question d’intérêt national pour deux raisons :
  • « celui de notre approvisionnement énergétique »
  • « celui d’une des rares filières technologiques d’excellence, où la France se trouve au premier rang mondial » 
   Avec 75 % de la production d’énergie électrique françaisea, le nucléaire est effectivement très important et son bon fonctionnement est réellement une question d’intérêt national. Mais quand on sait que le combustible provient de pays étrangers comme le Niger, nous ne sommes donc pas indépendant énergiquement. De plus, l’insécurité de la région comme le montre l’enlèvement de plusieurs employés d’AREVA amène une implication militaire et diplomatique française dérangeante pour certains (appui à des dictatures, Françafrique…). 
Si la France est dans le peloton de tête en matière de technologie nucléaire, je ne suis pas certain que cela soit désormais ou du moins à moyen terme un atout. En effet, le coût croissant de la filière nucléaire (coût de la technologie EPR élevé comme le montre l’exemple du réacteur Olkiluoto 3b, coût du traitement/stockage des déchets, du démantèlement des centrales, de la dépollution des terrains) alors que celui des énergies renouvelables ne cesse de baisser pose problème. Il faut aussi ajouter que ce leadership technologique n’assure pas la réussite des contrats, loin de là comme l’échec aux Émirats arabes Unis le prouve.
En terme de politique industrielle, si l’État souhaite soutenir un tissu de PME/PMI plus développé, plus solide, il me parait plus intéressant de soutenir la filière du développement durable dont le potentiel en terme d’emplois me parait plus important que celle du nucléaire dont les besoins humains et financiers nécessitent de grands groupes. Malheureusement, le retard de la France par rapport à des pays comme l’Allemagne, le Japon, la Corée ne nous permettra vraisemblablement pas d’obtenir une supériorité technologique comme celle que nous avons aujourd’hui avec le nucléaire. De surcroit, les technologies « vertes » requièrent des quantités croissantes de terres rares dont la production est contrôlée à hauteur de 90 % par la Chine bien qu’elle ne dispose « que » de 50 % des réserves mondiales. Mais on peut espérer contrebalancer cette domination chinoise grâce à une politique de long terme mais la France ne sera pas indépendante sur cette ressourcec.


3. « Fukushima a d’abord été un accident naturel lié à la vague du tsunami qui a noyé les centrales de refroidissement. Aucune décision ne peut être prise en la matière sous le coup d’une émotion même légitime. Le choix de l’Allemagne est désastreux pour l’Europe et d’abord pour elle-même. C’est le charbon qui va remplacer le nucléaire. Bonjour le CO2 ! ».
Si la précipitation est souvent mauvaise, la politique de soutien au développement durable par l’Allemagne depuis Tchernobyl ne permet pas de dire que le gouvernement allemand se lance dans le vide. Par contre, le revirement de Mme Merkel et le plan proposé sont effectivement criticables et critiquésd. A priori, les énergies renouvelables pourraient donc suppléer à la fin du nucléaire allemand. 
Le fait que que l’accident de Fukushima soit d’origine naturelle incite à dire fort logiquement que le renforcement de la sécurité des centrales face à tous les risques pourrait suffir. Mais cela ne règle pas les autres problèmes soulevés, l’abandon à terme est donc logique à moins que l’on puisse maitriser la fusion nucléaire qui semblerait prometteuse (mais d’ici quelques décennies).
Le remplacement par le charbon n’a rien d’évident car l’Allemagne peut utiliser le gaz et les énergies renouvelables à la place, minimisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre. Enfin, la filière nucléaire rejette du CO2 : construction, entretien des infrastructures de production, déplacement des employés, traitement et stockage des déchets sur des centaines, des milliers d’années. 


La dépendance extrême de la France pour le nucléaire ne peut nous permettre de sortir du nucléaire d’ici d’aussi brefs délais qu’une Allemagne peut-être trop optimiste (2022) ou la Suisse. Mais la France doit soutenir la création d’une filière solide dans le domaine du développement durable, d’ailleurs EDF ou GDF-Suez, groupes nucléaires se sont déjà lancés dans les énergies renouvelables. Nous devons suivre le scénario négawatt en finançant la construction de bâtiment HQE voire passifs et surtout en rénovant l’isolation du bâti déjà construit. Il faut repenser l’urbanisme en arrêtant de séparer quartiers d’habitations, commerces (en particulier les grandes surfaces) et industrie (pas trop nuisante non plus). L’organisation et le soutien au niveau européen des réseaux ferroviaires et fluviaux doit être un objectif.


Notes.

a. 410 des 542 TWh de la production électrique brute française en 2009, Commissariat général au développement durable.
b. « Olkiluoto 3, le premier réacteur européen mis en chantier depuis la catastrophe de Tchernobyl, est toujours en cours de construction. Avec quarante-deux mois de retard et un dépassement budgétaire de 90 %, ce réacteur est embourbé dans un contentieux amer entre Areva et l’opérateur finlandais. » Praful Bidwai, »Atome contre biodiversité à Jaitapur », Le Monde diplomatique, janvier 2009.


c. Olivier Zajec, « Comment la Chine a gagné la bataille des métaux stratégiques », Le Monde diplomatique, novembre 2010.

d. Le Monde, 06 juin 2011. 

Liens. 

France, Japon & développement durable.

Différents séismes et tsunamis (dont principalement le dernier en date, celui du 11 mars 2011) ont amené la destruction ou le ralentissement des centrales nucléaires japonaises, entrainant de facto une pénurie d’énergie électrique. La menace sismique étant élevée, la construction de centrale nucléaire au Japon est une absurdité, un manque total de prise en compte des risques dans un pays qui ne connait que trop bien les effets nocifs du nucléaire1. Bien qu’il aurait été difficile de remplacer une telle source d’énergie si ce n’est par des moyens bien plus polluants (charbon), la question ne se pose pas quand on sait que le nucléaire ne couvre que 29 % (soit 45 000 MW) des besoins énergétiques du Japon (qui a besoin de 8 500 kWh/an/personne contre 7 400 kWh pour la France en 2009)2.


Les énergies renouvelables ne représentent que 10 % de la capacité énergétique du Japon2, la France produit en 2008 14,4 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables, la Lettonie 41,2 %, l’Islande 109,4 % (géothermie)3. Même si le Japon est en retard en terme de production, cela n’est absolument pas le cas en terme de R&D. En effet, les entreprises japonnaises, entre 2000 et 2005, ont déposé 23 % des brevets concernant l’éolien (second derrière l’Allemagne), 50 % (1er mondial) pour le photovoltaïque et 60 % (1er) pour la pile à combustible4. Aussi, si le Japon ne dispose pas actuellement d’une capacité gigantesque en terme de production, il a les capacités techniques pour les augmenter de manière conséquentes et de se maintenir en tête du secteur industriel le plus prometteur.


Malgré tout, si les énergies renouvelables sont un moyen de rendre plus ou moins indépendant énergiquement, il reste un problème de taille. En effet, la Chine dispose de plusieurs atouts : outre une main d’oeuvre peu coûteuse qui permet à l’entreprise Suntech d’être le leader mondiale dans le photovoltaïque, la Chine contrôle l’essentiel de la production mondiale des terres/métaux rares sur Terre, éléments indispensables aux hautes technologies5. On ajoutera à terme (avec l’Inde) le plus gros foyer d’ingénieur au monde. Or, la rivalité avec le Japon peut poser/posera problème à plus ou moins long terme en matière de concurrence.


Quant à la France, celle-ci est malheureusement à la ramasse (excusez l’expression) en menant une politique industrielle ne  soutenant pas le développement des énergies renouvelables, au détriment de notre économie nationale. En effet, pour les brevets sur :

  • l’éolien, nous sommes 10ème ;
  • le solaire, 10ème (0,8 % des brevets) ;
  • les piles à combustible, 8ème (1 %).

Lors de la mise en place des plans de relance lors de la crise économico-financière de 2008, la France n’a affecté que 8 % de ces financements aux énergies renouvelables contre 19 % pour l’Allemagne, 34 % pour la Chine et 69 % pour la Corée du Sud (qui est 2ème pour les brevets sur le photovoltaïque, 4ème pour les piles à combustible, 6ème pour l’éolien) 6!


Je finirai en disant que si le Japon met les moyens nécessaires, la reconstruction des zones sinistrées pourrait être l’occasion d’édifier un  modèle durable. Malgré tout cela demandera également une vie plus sobre énergétiquement. On se demandera également quelles seront les conséquences sur Tepco et ses dirigeants bien que l’on puisse être pessimiste quand on voit ce qui s’est passé en Hongrie après la coulée de boue rouge (voir le dernier Monde diplomatique, p. 7).
Je signale au passage que le Monde diplomatique du mois d’avril publie un interessant dossier (entre autres) sur le problème du nucléaire.




Notes.
 1. Voir, ou plutôt écouter à ce propos, l’émission Planète Terre du 30 mars 2011 (France Culture). Page sur le sujet sur le bloc-note de l’émission.
2. Le Japon, puissance nucléaire et culture du risque .
3. Données Eurostats.
4. Guillaume SAINTENY, « Les enjeux géopolitiques des énergies renouvelables », Questions internationales n°45, Paris, La Documentation française, septembre-octobre 2010.
5. Olivier ZAJEC, « Comment la Chine a gagné la bataille des métaux stratégiques », Le Monde diplomatique, Paris, SA Le monde diplomatique, novembre 2010. Lien internet.
6. G. SAINTENY, ibid

Les véhicules individuels en Europe : un petit comparatif.


L’une des principales sources d’émission de gaz à effet de serre est le transport. Si une part non négligeable de ces émissions proviennent des véhicules assurant la logistique (camions, avions principalement), les véhicules particuliers jouent un rôle essentiel. Le taux d’équipement est un élément montrant le niveau de vie, le développement de solutions de transport alternatives (qui feront l’objet d’un autre billet) et dans une moindre mesure l’étalement urbain.
Les États des Balkans sont sans surprise ceux qui ont le taux d’équipement le plus bas du fait de leur « retard » économique. Les anciens pays communistes suivent : Pologne, République Tchèque… Les paradis fiscaux luxembourgeois et liechesteinien sont en tête, ce qui n’a rien d’étonnant.
























Graphique avec méthodologie :

Les émissions de CO2 par habitant : un classement inquiétant. [refondu]

SOBOCINSKI Antoine. Reproduction avec mention de l’auteur autorisée.





























A partir des données de l’ONU, qui permettent de remettent le classement habituel des pays émetteurs de CO2 (1er : États-Unis d’Amérique/EUA ; 2ème: Chine), j’ai réalisé la carte et le graphique qui illustrent cet article.

Si l’Afrique subsaharienne concentre les États et territoires les moins émetteurs puisque parmis les moins avancés (PMA), aucun des États du G8 n’est situé dans le top 10 de ce classement. Ce top 10 ne comprend qu’un pays « occidental », le Luxembourg (1), 8  États pétroliers (2) et les îles Falkland (3) :

  1. La taille du Grand-Duché du Luxembourg (2586 km²) doit expliquer sa position, le mode de vie « occidental » et les activités industrielles étant trop importantes par rapport à la population luxembourgeoise.
  2. Ces 8 États (Qatar, Bahrein, Koweït, Antilles néerlandaises, Émirats Arabes Unis, Trinité-et-Tabago, Brunei Darusalem et Aruba) sont handicapés par l’extraction et/ou le raffinage des hydrocarbures qui sont naturellement extrêmement polluantes. Là encore, la population est trop faible par rapport aux émissions. On peut également ajouter les émissions dues aux activités touristiques et à l’augmentation du niveau de vie.
  3. Pour les îles Falklands/Malouines/Malvinas, cela doit s’expliquer par la présence massive de moutons1 (700 000 têtes en 2007), les activités de pêches et une population extrêmement restreinte (2 913 habitants d’après le Larousse 2008).

On peut effectuer des raisonnements similaires pour de nombreux États :

  • Les pays pétroliers comme l’Arabie Saoudite (qui n’est pas dans le peloton de tête du fait d’une population plus nombreuse et au mode de vie peu être un peu moins polluant, Oman). Les États-Unis et le Canada sont dans le même cas (mais d’autres facteurs rentrent en compte).
  • Les « vieux » États de l’Union Européenne  souffrent d’un mode de vie polluant(plus la population est réduite, plus l’État est mal placé : Finlande, Irlande) tout comme l’ensemble des pays dit « occidentaux » : les États-Unis, le Canada, l’Australie (pour laquelle il faut inclure les émissions de  85 711 187  moutons), le Japon, la Corée du Sud… Ce mode de vie est extrêment polluant car basé sur la consommation, l’automobile, l’avion…
  • Les pays communistes ou ex-communistes qui souffrent d’une industrie extrêmement polluante : Russie, Pologne, Mongolie, Chine. Ces États sont égelement touchés petit à petit par le mode de vie des précédents.
  • Les petites îles du Pacifique ou des Antilles sont mal notées car disposant d’une population peu nombreuse et vivant pour une large part du tourisme (avion, maisons luxueuses, climatisation…). 
  • Le Brésil, l’Inde, malgré une croissance importante, ne polluent pas de manière importante du faut d’une politique de développement durable à priori2 relativement efficace et/ou d’une forte inégalité au sein de la population. La Chine est également passée par là mais pollue de manière trop importante malgré des efforts pour réduire son impact environnemental3

Chaque habitant ne devant émettre plus de 2 tonnes de CO2 par an en 2050 si nous voulons réduire notre impact sur la planète, on peut se demander si l’on réussira. En effet, des pays dont le mode de vie de ses habitants est relativement peu émetteur de gaz à effet de serre voient leur émissions nationales d’ors et déjà supérieures (voire très supérieures) à cette barre fatidique. Si les nations « occidentales », pétrolières et certains pays émergents (Chine, Brésil) ont les capacités technologiques et/ou financières de réduire leurs émissions (rénovation des bâtiments, amélioration des transports, énergies renouvelables… Voir les travaux de l’association Négawatt), cela n’est pas le cas de nombreux États du « Tiers-Monde ». Seul un soutien massif des États du Nord permettra de développer de manière durable le Sud.


Notes :


1.  Je ne sais pas si les données de l’ONU les prennent en compte.


2. Je dis bien à priori puisque le Brésil développe des agrocarburants qui prennent la place de cultures vivrières, ont un bilan carbone pas forcément positif, surtout en participant à la disparition de la forêt amazonienne qui continue à disparaitre à vitesse rapide.


3.  La Chine a déposée en 2009 (?) 7% des brevets touchant le photovoltaïque et est loin devant la France sur ce domaine ainsi que pour l’éolien par exemple.  Guillaume Sainteny, « Les enjeux géopolitiques des énergies naturelles renouvelables » , Questions internationales n°45, La Documentation française, septembre-octobre 2010.


Graphique :


Pour plus de lisibilité, vous pouvez télécharger le PDF.


Sources :