A propos de la vente du Rafale en Inde.

Après de multiples échecs (Maroc, Émirats Arabes Unis…), l’entreprise aéronautique Dassault Aviation vient enfin d’obtenir une promesse d’achat (le contrat n’est pas encore signé loin de là comme le signale Florent de Saint-Victor). Ce succès commercial est à relativiser malheureusement. En effet, ce contrat ne rapportera que très peu à la France dans le sens où la majorité des appareils vendus seront construit en Inde : l’apport en terme d’emploi est donc relativement faible pour la France. Pour mémoire, lorsqu’il a été proposé au Brésil, cela devait permettre de conserver/créer (?) 6 000 emplois en France (Dassault, Safran, Thalès) et 3 000 autres au Brésil où tout ou partie des rafales devaient être construit.

D’autres ventes sont possibles : la Suisse (contre de nombreuses facilités offertes par la France) voire le Royaume-Uni pour son aéronavale si les nombreux problèmes du F-35 se confirment (Blog Secret défense). Mais où le vendre ensuite ? De nombreux États risquent de demander des transferts de technologie qui limitent les apports pour l’économie française sans oublier que cela favorise l’émergence à terme d’une inéluctable concurrence très compétitive.