L’admission de la Palestine à l’UNESCO [Mis à jour]


L’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’UNESCO marque un pas important dans la mise en place d’un État palestinien. Malgré tout, il est à craindre que l’État israélien en profite pour renforcer la colonisation et multiplier ses exigences.
Les États-Unis d’Amérique persistent dans leur soutien inconditionnel à Israël même si cela doit les opposer à une grande part du monde en particulier aux États de son pré carré américain où seuls les États les plus dépendants ou proches idéologiquement l’ont suivi : les membres de l’Alena (dépendance économique plus idéologie de Stephen Harper au Canada), le Panama et la Colombie. L’influence du lobby juif aux États-Unis est donc majeure, surtout en pleine campagne présidentielle, comme le montre d’ailleurs le dernier Un oeil sur la planète.
Concernant l’Union Européenne, on constate comme d’habitude sa division avec quatre États ayant voté contre dont l’Allemagne tandis que dix ont voté pour l’admission.
Pour terminer, on voit bien que les États du Sud représentent une force politique majeure à partir du moment qu’un véto ne peut leur être opposé. D’ailleurs, il serait intéressant de voir quel sera l’impact de ce vote sur l’image des États-Unis dans ces pays.

L’UNESCO va chèrement payer cet acte en perdant du fait de la loi des États-Unis d’Amérique 22 % de son budget. Le Canada et Israël devant suivre le même chemin, l’UNESCO va perdre  25,591 % de son budget, handicapant lourdement ses capacités de travail. L’arrêt des contributions à une agence de l’ONU dont le travail est à priori des plus respecté ne va pas améliorer, là encore l’image des États-Unis d’Amérique.
Pour le Canada, on peut se demander si cela ne souligne pas un désintérêt croissant pour l’ONU comme le montre d’ores et déjà la baisse de la participation aux opérations de maintien de la paix. On peut également prédire de plus grande difficultés pour cet État dans les négociations avec les États sud-américains qui sont pourtant un axe majeur de sa politique étrangère (Géopolitique le débat, RFI).
Quant à Israël, son isolement diplomatique risque d’augmenter mais tant que l’ensemble de l’Union européenne ne tentera pas de faire pression de manière très importante, cela ne servira pas à grand chose.

Edit :
On remarquera enfin que des régimes très décriés (Corée du Nord, Cuba, Soudan, Iran, Biélorussie) se sont montrés plus ouverts que de nombreuses démocraties qui se sont abstenues ou ont carrément voté contre.

La carte est mise à jour, principalement grâce aux informations de Wikipédia (et donc potentiellement erronées). Vous voudrez bien excuser l’absence de légende et des tailles de symboles non-identiques alors qu’ils devraient l’être.

Sources :

  • Wikipédia ;
  • Ria Novosti ;
  • RFI ;
  • Irandaily ;
  • twitter ;
  • Wiadomosci ;
  • le plus du Nouvelobs…

Notes sur le Monde diplomatique n°686 (mai 2011).

Cet article sera complété au fur et à mesure.
  1. Travail des ingénieurs-informatiques :  ingrat, imprécis. Non-respect du niveau d’étude avec des Bac+5 dirigés par des Bac+2 commerciaux.
  2. Cybersexe : ratio paye/durée de travail faible, exploitation des travailleurs, utilisation des paradis fiscaux pour l’accueil des serveurs, permettrait le maintien de la fidélité au sein des couples, apparition du xxx ; importance du secteur.
  3. Islande : remise en cause de l’hégémonie du parti islandais (PI) dont le fonctionnement est clientélaire avec ses ténors qui contrôlent l’économie.
  4.  Droit d’ingérence : crée pour protéger de petits États contre de plus grands, tout usage de la force étant prohibé sauf légitime défense ou après  autorisation du conseil de sécurité de l’ONU (CS/ONU) après l’utilisation du maximum de solutions diplomatiques. La Cour pénéla internationale (CPI) peut désormais juger des chefs d’États en exercice mais n’est pas reconnu au sein du CS/ONU par les États-Unis d’Amérique, la Chine et la Russie. 1988 : le droit d’ingérence humanitaire est accordé aux ONG puis aux États en 2005-2006. Mais division des États membres de l’OTAN pour la Libye. Nouveau vocable : « Intervention militaire pour protection humanitaire ». Politisation des Droits de l’Homme => 2 poids, 2 mesures. La Ligue arabe demande une zone d’exclusion aérienne au dessus de la bande de Gaza. Problèmes juridiques mais mise en place difficiles à cause de la variable politique. Réforme du CS/ONU nécessaire ; État-major permanent à l’ONU, prévu par la Charte, non appliqué. ONU : pacifisme actif.
  5.  Côte-d’Ivoire : affrontement des deux camps (Ouattara vs Gbagbo) via la presse et les agences de communication. 1960-1990 : Monopole de la Radio-Télévision ivoirienne (RTI) et de Fraternité matin ; éducation du peuple. Post-1990 : nouveaux journaux, favorisé par des formalités administratives peu nombreuses et un pouvoir d’achat élevé pour un État africain. Mais la propagande des partis politique amène un désintérêt pour la presse et une dispartion d’un certain nombre de titres. Impact également des « titrologues ». 1993 : radios internationales (RFI, BBC…) autorisées à diffuser. 2002 : Coupure de la diffusion des radios internationales, des radios et journaux pro-Ouattara. Appels contre le Burkina Faso. 2010 : RTI soutient Gbagbo en ne retransmettant pas la proclamation des résultats par la commission électorale indépendante mais en retransmettant la décision de la Cour constitutionelle et la cérémonie du serment. Gbagbo utilise également l’agence RSGG, filiale de Havas, filiale du groupe Bolloré dont les journaux soutiennent Gbagbo. Des membres du PS (Labertit), de l’extrême-droite soutiennent également Gbagbo tout comme les avocats Vergès et Dumas qui reprennent des argument de la RTI. Ouattara riposte en s’appuyant sur l’agence PBcom (de Patricia Balme) et en créant la Radio de Côte-d’Ivoire (TCI) à la fin du mois de janvier 2011. Le 11 avril, la force Licorne neutralise la RTI.
  6. Médecins roumains :  Depuis 2007, 5 000 des 42 000 médecins roumains se sont expatriés en Europe occidentale (dont 25 % en France) alors que le ratio médecin/1000 habitants est déjà deux fois inférieur à la moyenne européenne. Cela s’explique par une meilleure paye, le résultat d’un plan d’austérité rude et le mauvais état du système de santé roumain. Cela s’explique par un mauvais financement (4 % du budget annuel), d’un système d’assurance maladie au bord de l’implosion (1 contribution pour 2,75 bénéficiaires). Les hôpitaux dépendant des municipalités, les considérations politiques jouent un rôle important. Des prestataires privés offrent d’importer ces médecins en Europe occidentale, en particulier dans les communes rurales souffrant d’un déficit de médecins. Certaines universités roumaines ont mis en place des fillières de formation francophone à frais d’inscription élevés mais sans concours pour attirer des étudiants français. Création en Roumanie de dispensaires semi-privés. 
  7. Al-jazeera :  Dénoncée comme partiale (Syrie) voire interdite (Libye). 2 mars 2011 : Hillary Clinton proclame que les chaines d’informations étatsuniennes perdent la guerre de l’information à cause de l’abus de la publicité et des experts contre une meilleure qualité pour Al-jazeera (AJ). AJ est plus libre que Al Arabiya (Arabie Saoudite) comme le montre le limogeage du journaliste Hafez Al-Mirazi, chaine panarabe qui disposait du monopole jusqu’à la création de AJ. Cette dernière serait plus libre, plus représentative mais code vestimentaire strict. 5 femmes ont demissionnées. La politique est réservée aux hommes. AJ se revendique comme panarabe, islamisante et libérale. Vrais débats entre idées et nations différentes => espace public transnational. Ouverture vers Israël via des interviews mais antiaméricanisme. Soutien du « Printemps arabe » mais pas dans les pays du Golfe (Bahreïn). 
  8. Tunisie :  
  9. Syrie :
  10. Turquie