Les conséquences de la Révolution tunisienne (dite du Jasmin) sur le monde arabe.




La révolution tunisienne qui a mis fin au « règne » de M.Ben Ali a d’importantes (et le mot est faible) répercussions sur le monde arabe. D’importantes manifestations ont lieu en Égypte et dans une moindre mesure au Yémen, en Jordanie, au Soudan et en Algérie (mais ce n’est que la suite d’un mouvement relativement ancien) avec pour résultat la chute des gouvernements (ministères) des États égyptien et jordanien. Hosni Moubarak et Ali Abdallah Saleh – respectivement président de l’Égypte et du Yémen – vont quitter le pouvoir en 2011 pour le premier, 2013 pour le second.
Si ces différents mouvements peuvent amener le monde arabe à se démocratiser en partie, il ne devrait pas changer grand chose sur deux sujets :
  1. l’opposition à l’Iran dont la menace nucléaire reste trop présente (d’après Olivier Kempf, un rapprochement turco-arabe ne serait pas à exclure);
  2. le dossier israélien même si la pression s’accentuerait quelque peu, Tsahal restant une menace classique trop importante pour un conflit ouvert rendu d’ailleurs impossible par l’arme nucléaire israélienne. Par contre, on peut se demander quelles seront les conséquences à plus ou moins long terme pour Gaza.
Je finirai en disant qu’il me parait peu probable que les gouvernements marocain et algérien tombent pour plusieurs raisons :
  • du fait d’un taux d’alphabétisation moins développé que pour la Tunisie (voir sources) ;
  • d’un taux plus faible d’utilisateur d’internet  (qui ne fait pas tout, loin de là) ;
  • d’un pouvoir central plus fort pour le Maroc grâce à la monarchie.

Données UN Data.























Sources hors-ligne :

  • Un monde à l’envers. Atlas du Monde diplomatique, 2009. Page 120. 
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