Carte de situation sur le conflit au Mali.

La forte progression des forces armées des islamistes touaregs du MNLA et de quelques éléments d’AQMI — grâce à des équipements récupérés en Libye — vers les villes maliennes de Sévaré et Mopti a été stoppée par les forces spéciales françaises (4ème RHFS) au prix d’un hélicoptère et d’un tué (le lieutenant Damien Boiteux). Des avions de chasse en provenance de la capitale tchadienne N’Djamena ont également bombardé les colonnes rebelles. La ville de Kunna, capturée par les rebelles, a ainsi été reprise par les forces maliennes et française.
Des renforts provenant de France sont en cours de route tandis que certains États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), soit le Niger, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ont promis des renforts rapidement. 
Cette intervention se fait sous l’égide de l’ONU qui a mis en place la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) dirigée par les États de la CEDAO. Les Etats-Unis d’Amérique ont proposé leur soutien logistique aux forces française après concertation.
Sources :
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« 5 ans de blocus : la situation humanitaire dans la bande de Gaza ».

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Ce billet est une traduction personnelle du document « Five years of blockade : the humanitarian situation in the Gaza strip(fact sheet) » que vous pourrez trouver sur le site de l’Office des nations-unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens occupés (OCHAOPT).

Quelques faits :
  • L’intense blocus de la bande de Gaza a été mis en place en juin 2007, il y a 6 ans.
  • Gaza est l’une des zones les plus densément peuplée dans le monde (plus de 4500 hab/km²).
  • 34 % de la population active gazaouite, incluant plus de la moitié de ses jeunes, est au chômage.
  • 44 % des Gazaouïs souffrent d’insécurité alimentaire et environ 80 % reçoivent une aide alimentaire.
  • En 2011, le PIB par habitant était inférieur d’environ 17 % par rapport à celui de 2005, avant les dernières élections palestiniennes.
  • En 2011, moins d’un camion de marchandises par jour sortait de Gaza, soit moins de 3 % de la moyenne des exportations durant la première moitié de 2007.
  • 35 % des terres arables de Gaza et 85 % de ses eaux halieutiques (fishing waters) sont totalement ou partiellement rendues inaccessibles par les restrictions israéliennes.
  • Depuis juin 2010, 73 % des projets onusiens de reconstruction soumis aux autorités israéliennes ont été approuvées ; des dizaines d’autres projets attendent une approbation depuis 18 mois en moyenne.
  • Une sévère pénurie en fuel et en électricité amène des coupures pouvant atteindre 12 heures par jour.
  • Quelques 90 millions de litres d’eau non traitées ou partiellement traitées sont rejetées chaque jour en mer.
  • Plus de 90 % des eaux des nappes phréatiques de Gaza sont impropres à la consommation humaine sans traitement.
  • 85 % of schools in Gaza run on double shifts.
  • Quelques 71 000 nouvelles unités d’habitations sont requises pour couvrir les besoins actuels.
  • Depuis l’intensification du blocus en 2007, au moins 172 civils palestiniens ont été tués et 318 blessés tandis qu’ils travaillaient dans les tunnels entre Gaza et l’Égypte.
  • Durant cette période, près de 2300 Palestiniens ont été tués et 7700 blessés par les forces israéliennes, les deux tiers d’entre eux durant l’opération « Plomb durci ». Plus d’un quart (27%) des pertes palestiniennes étaient des femmes et des enfants.
  • Depuis juin 2007, 37 Israéliens ont été tués et 380 blessés dans des attaques menées depuis Gaza, 40 % d’entre eux étant des civils.

  1. Le blocus terrestre, aérien et maritime de la bande de Gaza est toujours en cours. Ce blocus, imposé par Israël depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas en juin 2007, intensifie la fermeture appliquée depuis le début des années 1990. C’est un déni des droits humains de base en violation du droit international et équivaut à une punition collective.
  2. Les capacités de production gazaouïtes n’ont montré presque aucun rétablissement, rendant non-soutenable/durable la récente croissance économique. L’augmentation de l’activité économique durant l’année 2011 résulte largement de l’apport de fonds de l’extérieur et était concentrée dans les secteurs de la construction et des services. La continuelle interdiction des transferts de marchandises depuis Gaza vers ses traditionnels débouchés de Cisjordanie et d’Israël, parallèlement aux sévères restrictions d’accès aux terres agricoles et aux eaux halieutiques, empêchent un développement durable et perpétuent les hauts niveaux de chômage, d’insécurité alimentaire et de dépendance aux aides.
  3. Les restrictions d’importation, incluant les matériaux de construction de base, a conduit à la prolifération des tunnels sous la frontière avec l’Égypte. Ces restrictions, combinées avec le manque d’opportunités d’emplois et les énormes besoins de reconstruction, ont poussé des milliers de travailleurs, dont quelques enfants, à risquer leur vie chaque jour dans « l’industrie des tunnels ».
  4. La qualité des infrastructures et des services vitaux, incluant les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement, a significativement déclinéen rason des restrictions d’importation et de l’augmentation rapide de la population. L »incapacité à combler les lacunes existantes augmentera la vulnérabilité de la population. Malgré les mesures prises en juin 2010 pour alléger le blocus, les organisations internationales continuent à faire face au défi qu’est de répondre aux plus urgent besoins humanitaires dans cet espace, du fait du complexe système d’approbation mis en place par les autorités israéliennes.
  5. La « politique de séparation » entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, qui comprend de sévères restrictions des mouvements des biens et des personnes entre ces deux espaces, est une composante centrale du blocus. Elle empêche l’accès des gens aux services (y compris l’enseignement supérieur) et aux moyens de subsistances, trouble la vie de famille et sape la solution à deux États.
  6. Le manque de respect de tout les côtés avec le droit humanitaire international durant les montées de tension continue à amener morts et blessés civils. L’utilisation par les groupes armés de zones urbanisées pour lancer des attaques sans aucune distinction sur le sud d’Israël, aussi bien que les méthodes employées par les militaires israéliens pour appliquer les restrictions d’accès sur la frontière, suscitent de sérieuses préoccupations sur la protection des populations.


Depuis 2009, les forces navales israéliennes empêchent aux pêcheurs d’accéder aux espaces maritimes situés au-delà de trois milles nautiques des côtes de Gaza où se situent les principales réserves de sardines.

Prises de sardines en tonnes.
Année 2008 2009 2010 2011
Prises 1983 463 645 383


Les restrictions d’importation ont entravé l’expansion et l’amélioration des infrastructures d’assainissement. Près de 90 million de litres d’eau non-traitées ou partiellement traitées sont rejetés dans la mer chaque jour. La contamination des eaux littorales pose de sérieux risques sanitaires.

Les terres agricoles situées à moins de 500 mètres du périmètre de la barrière sont totalement inaccessibles, alors que l’accès aux terres situées jusqu’à 1500 mètres est risqué du fait des fréquents « tirs de sommation » de l’armée israélienne. Un volume de production estimé à 75 000 tonnes perdu chaque année est le résultat de ces limitations d’accès.

Moyenne quotidienne des sorties d’individus de Gaza.
Année
2000
2010
2011
2012
Quantité
26 000
130
170
200

Petite géopolitique du conseil de sécurité des Nations Unies.




Depuis sa création , le Conseil de sécurité des Nations Unies (CS-ONU) est chargée de :
  • Maintenir la paix et la sécurité internationales, conformément aux buts et aux principes des Nations Unies;
  • Enquêter sur tout différend ou toute situation qui pourrait entraîner un désaccord entre nations;
  • Recommander des moyens d’arranger un tel différend ou les termes d’un règlement;
  • Élaborer des plans en vue d’établir un système de réglementation des armements;
  • Constater l’existence d’une menace contre la paix ou d’un acte d’agression et recommander les mesures à prendre;
  • Inviter les Membres à appliquer des sanctions économiques et d’autres mesures n’impliquant pas l’emploi de la force armée pour prévenir une agression ou y mettre fin;
  • Prendre des mesures d’ordre militaire contre un agresseur;
  • Recommander l’admission de nouveaux membres et les conditions dans lesquelles les Etats peuvent devenir parties au Statut de la Cour internationale de Justice;
  • Exercer les fonctions de tutelle de l’ONU dans les «zone stratégiques»;
  • Recommander à l’Assemblée générale la nomination du Secrétaire général et élire, avec l’Assemblée générale, les membres de la Cour internationale de Justice.
Il est composé, depuis 1966, de 15 membres dont 5 permanents. Soit pour ces derniers — grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale et membres du groupe restreint des détenteurs de l’arme atomique/nucléaire — les États-Unis d’Amérique, la Russie (ex-URSS), la Chine (après éviction de Taïwan le 25 octobre 1971), le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et la France. Les dix autres membres sont renouvelés tous les ans par moitié pour des mandats de deux ans (il y a quelques cas de mandats d’un an).

L’appartenance  au conseil de sécurité de l’ONU est prestigieuse et donne une importance certaine à l’élu durant son mandat. Le renouvellement des mandats prouve bien entendu une importance manifeste de l’État sur l’échiquier politique mondial. Bien sûr, la date d’entrée au sein de l’Assemblée générale de l’ONU en tant que membre à part entière à un impact non négligeable : la Corée du sud ne l’est que depuis la disparition de l’URSS en 1991 tandis que la Suisse ne l’est que depuis 2002 avec la fin de sa « neutralité ». 

L’Amérique du nord, l’Europe occidentale, l’Amérique du Sud et le sous-continent indien concentrent les États ayant été le plus élus tandis que l’Océanie, l’Afrique, les Balkans, les Proche et Moyen-Orient ont été peu représentés. Pour ces derniers, cela s’explique principalement par des entrées relativement récentes et/ou une faible importance diplomatique des États concernés. Les Kiribati, entrés en 1991, cumulent également avec une faiblesse diplomatique extrêmement forte comme l’ensemble des « micro-États » du Pacifique. Ce raisonnement est également valable pour les États de l’ex-URSS. L’Australie et la Nouvelle-Zélande souffrent d’un certain isolement géographique cumulé avec l’influence du Royaume-Uni avec le Commonwealth. 

Les États africains ont longtemps souffert d’un défaut de légitimité qui a divisé les nominations. L’Afrique du sud, un des BRICS, du fait de l’apartheid, n’a pu être élu durant longtemps mais son développement lui a permis de l’être en 2007 et en 2011. La  puissance des BRICS se retrouve bien dans leur représentativité puisque le Brésil détient le record des élections (10 fois) tandis que l’Inde l’a été 7 fois ; mais c’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Le Pakistan détient également 7 nominations, à égalité avec son rival et voisin indien. 

L’Amérique du sud, outre le Brésil, a été bien représenté avec l’Argentine, la Colombie ou encore Panama. Pour ces deux derniers, on doit sans doute y voir l’unfluence de Washington. Le Canada, régulièrement élu, doit sans doute cette position au fait qu’il a longtemps été l’un des principaux pourvoyeur de casques bleus tout en privilégiant le multilatéralisme. 

Le Japon, longtemps seconde puissance économique mondiale, co-détient le record d’élection avec le Brésil.

Données :

Le sacrifice suprême au service de la paix : les morts de l’ONU.

Source : ONU.
Depuis la création de l’ONU, 2900 médailles Dag Hammarskjöld ont été décernées. Malheureusement, pour l’ensemble des titulaire de cette récompense mise en place sous Kofi Annan, celle-ci n’est décernée qu’à titre posthume aux membres de l’ONU décédés au cours d’une mission de maintien de la paix.




I. Les pertes : statuts des tués et causes des décès. 

SOBOCINSKI Antoine.

 
Si 69 % des décès furent accidentels ou dus aux maladies, les morts violentes ne représentant que 26 % des décès, les militaires et les observateurs militaires (les casques bleus) avec un effectif de 2207 morts constituent la grande majorité (soit 76 %) de cette « population ». 


Les personnels civils, si l’on n’y intègre pas les membres des forces de police, représnetent une part non négligeable des pertes avec 489 tués. On remarqura que les pertes autochtones sont plus nombreuses.


















SOBOCINSKI Antoine

SOBOCINSKI Antoine.

Les graphiques ci-contre (dont 2 avec des échelles logarithmiques) représentent pour chaque année le nombre de décès et la cause de ceux-ci. Si l’on excepte les années 1961 (105/155 †) et 1993 (127/282 †), les pertes par mort violente (dont la première victime fut le commandant français René de Labarrière (1899-1948)) sont relativement rares par rapport aux morts accidentelles dont l’élément emblématique est la décimation de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) lors du séisme du 12 janvier 2010. À l’exception des années 1961, 19931-1995, le nombre de décès ne fut jamais supérieur à 100 jusqu’à l’année 2003. Depuis, sept années ont dépassé cette limite. 





II. Les contributions étatiques et les pertes par État.






99 210 militaires, experts militaires et policiers servaient à la date du 31 mars au sein des différentes missions de l’ONU. Les principaux contributeurs, qui fournissent plusieurs milliers d’hommes, jusqu’à 10 600 pour le Bangladesh, 10 580 pour le Pakistan ou encore 8 657 pour l’Inde, sont tous des pays du Sud avec une belle concentration sud-asiatique et 4 des 5 membres de club des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Les pays du Nord contribuent moins en terme de force mais financent largement les opérations. Cette moindre participation humaine s’explique par le fait que les indemnités que versent l’ONU ne couvrent pas le coût d’un soldat « occidental » tandis que les autres pays acquièrent ainsi de l’expérience et des financements. Malgré tout, la participation de l’Italie, de la France et de l’Espagne n’est pas si négligeable avec respectivement 1 744, 1 471 et 1 113 hommes fournis2. Si les contributions occidentales sont plus faibles, les pertes accumulées au cours de l’histoire laisse transparaitre un certain équilibre. Trente-quatre États ont fournis 74,83 % des pertes onusiennes avec une « contribution » égale ou supérieure à 1,0 % chacun.


SOBOCINSKI Antoine.

Le « top 10 » est le suivant :

  1. Inde (4,83 %)
  2. Ghana (4,41 %)
  3. Pakistan (4,21 %)
  4. Canada (4,17 %) 
  5. Nigeria (3,97 %) 
  6. France (3,72 %) 
  7. Bangladesh (3,62 %) 
  8. Royaume-Uni (3,52 %) 
  9. Irlande (3,10 %) 
  10. Zambie (2,48 %). 

SOBOCINSKI Antoine





 Signalons que le Canada ne fournit plus que 221 hommes alors que ses participations étaient bien plus importante anciennement3.




Notes.
1. Année record avec 252 morts. 
2. Ils se retrouvent presque tous au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
3. Géopolitique le débat, émission RFI du 27 février 2011.




Sources.
Statistiques de l’ONU sur les pertes.
Contributions des États : Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix

L’intervention en Libye : état de la situation.

Avec le vote par le Conseil de sécurité (CS) de l’ONU de la résolution 1973, l’usage de la force contre le régime libyen de Khadafi est désormais possible. Ce vote a été rendu possible par l’abstention des 5 États (sur les 15 que comporte le CS) qui y sont plus ou moins opposés : Russie, Chine, Allemagne, Argentine et Brésil. La non-utilisation du veto par la Chine et la Russie montre l’importance de la pression internationale qui pesait sur ces deux États.

Actuellement, les États participants à la coalition sont :
  • les États-Unis d’Amérique ;
  • le Canada, avec 6 bombardiers ;
  • les Émirats Arabes Unis ;
  • le Qatar ;
  • la Belgique ;
  • la Norvège ; 
  • le Danemark 
  • la France ;
  • le Royaume-Uni.

Ces deux derniers États forment le fer de lance de la coalition. Ils peuvent intervenir depuis le territoire métropolitain français (bases aériennes d’Istres et de Solenzara) et des bases (après autorisation) de la RAF à Malte et d’Akrotiri (Chypre). Il est possible que le porte-avion Charles de Gaulle appareille de Toulon pour la Libye lundi prochain.

La participation de la Norvège est un signe fort car cet État est très « légaliste » en terme d’intervention militaire.
La participation italienne (elle s’est opposée à l’utilisation de la force) ne devrait être que logistique en permettant l’utilisation de certaines de ses bases. L’Espagne  va donner un certain nombre de moyens non communiqués.
Les États-Unis d’Amérique (EUA)  vont participer mais on ne sait pas avec quels moyens bien que ces derniers viendront nécessairement de la 6ème flotte.
La participation de différents États de la Ligue arabe était la condition sine qua non. Dans le cas où l’Arabie Saoudite participerait, on peut se poser la question du lieu de refuge de Khadafi s’il devait se retirer.

La participation de la France impliquant celle du Rafale, cela devrait lui faire une excellente publicité. Quant à l’Eurofighter Typhoon, qui sera sûrement engagé, cela constituera sa première intervention sur un territoire  d’opération extérieure.


Sources :

Quel rôle pour l’opération Licorne ?

La situation en Côte-d’Ivoire étant toujours bloquée, la solution d’une intervention militaire se profile de plus en plus, les forces armées des États africains étant prêtes à passer à l’action. Une telle intervention ne pouvant se faire à priori sans l’autorisation de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et donc sans le soutien de l’ONUCI, on peut se poser la question du rôle que pourraient jouer les soldats français ?

La France ayant été fortement critiquée pour son « néocolonialisme », la France a tout intérêt à ne rien faire, se contentant de fortifier ses positions et à préparer une intervention pour récupérer les ressortissants étrangers présents sur place (comme en 2004). La récupération des ressortissants sera certainement nécéssaire, des élements (in)contrôlés du camps de Laurent Gbagbo pouvant s’en prendre aux représentants du « colonisateur ». 

Mais la force Licorne a pour mandat d’appuyer l’ONUCI (plusieurs officiers français y sont incorporés) et donc de facto d’affronter les forces « gbagboniennes » en cas d’engagement de l’ONUCI. Or, la France ne devant pas intervenir pour améliorer son image diplomatique auprès des Ivoiriens et des Africains « noirs » plus généralement, on peut se demander quels seront les ordres que l’Elysée donnera et si l’ONU déchargera la force Licorne de son mandat.