Quel rôle pour l’opération Licorne ?

La situation en Côte-d’Ivoire étant toujours bloquée, la solution d’une intervention militaire se profile de plus en plus, les forces armées des États africains étant prêtes à passer à l’action. Une telle intervention ne pouvant se faire à priori sans l’autorisation de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et donc sans le soutien de l’ONUCI, on peut se poser la question du rôle que pourraient jouer les soldats français ?

La France ayant été fortement critiquée pour son « néocolonialisme », la France a tout intérêt à ne rien faire, se contentant de fortifier ses positions et à préparer une intervention pour récupérer les ressortissants étrangers présents sur place (comme en 2004). La récupération des ressortissants sera certainement nécéssaire, des élements (in)contrôlés du camps de Laurent Gbagbo pouvant s’en prendre aux représentants du « colonisateur ». 

Mais la force Licorne a pour mandat d’appuyer l’ONUCI (plusieurs officiers français y sont incorporés) et donc de facto d’affronter les forces « gbagboniennes » en cas d’engagement de l’ONUCI. Or, la France ne devant pas intervenir pour améliorer son image diplomatique auprès des Ivoiriens et des Africains « noirs » plus généralement, on peut se demander quels seront les ordres que l’Elysée donnera et si l’ONU déchargera la force Licorne de son mandat.
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