L’action contre Marine Le Pen à Paris-Dauphine était-elle légitime ?

Le mardi 6 décembre, Marine Le Pen, présidente d’un Front national (FN) qu’il n’est pas nécessaire de présenter1, était invitée à participer à un débat économique sur une invitation de l’association Dauphine Discussion Débat de l’université Paris-Dauphine. Or, un certain nombre d’associations, étudiantes ou non – c’est à dire l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), SOS Racisme, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), l’Union des étudiants communistes, la Confédération étudiante (Cé) – ont manifesté leur mécontentement contre la venue de Mme Le Pen sur le campus universitaire du fait des idées de celle-ci. Au cours de la manifestation, l’amphithéâtre où devait avoir lieu le débat a été envahi, du matériel vidéo apparemment endommagé et un des membres de Dauphine Discussion Débat frappé2.

Si les idées de Mme Le Pen sont extrêmement dérangeantes, et le mot est faible, une telle manière de se comporter est-elle valable, surtout lorsque l’on revendique de protéger la démocratie ?


Et bien, au vu des nombreux articles sur les libertés d’expression, de réunion, d’opinion des Déclarations des droits de l’homme & du citoyen ,– que l’on trouvera rassemblés ici – , la réponse est évidemment négative. En effet, Mme Le Pen a tout à fait le droit de défendre des idées, même XXXX, si le législateur n’a pas voté de loi contre, de diffuser ses idées de la manière qu’elle le souhaite y compris, et surtout, dans le cadre d’un débat démocratique pacifique.

C’est pourquoi, au vu de ces faits, un certain nombre de personnes pensent que l’action de ces associations – y compris les instances nationales auxquelles la Confédération étudiante de La Rochelle est affiliée – constitue une erreur à partir du moment que la manifestation a dégénéré, le débat empêché ; surtout que celui-ci aurait été l’occasion de démonter intelligemment et systématiquement l’argumentation de Mme Le Pen dans le plus pur respect des valeurs démocratiques et républicaines qui sont les nôtres.

1 Au cas où, il s’agit d’un parti politique xénophobe car anti-immigration, anti-européen car nationaliste, etc.

2 Source : Bloc-note Droite-extrême sur lemonde.fr

Les syndicats dans l’OCDE.

D’après les données fournies par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), on constate que le taux de syndicalisation est relativement faible avec une moyenne OCDE de 17,9 %. Seuls 3 pays ont un taux inférieur à 10 % : la Turquie, l’Estonie et la France. Les États où le taux de syndicalisation est supérieur à 50 % sont la Belgique et les États scandinaves (bien que la Suède ai vu son taux de syndicalisation perdre 10 points depuis 2004) où règne une social-démocratie relativement solide et donnant un pouvoir important aux syndicats.

La syndicalisation n’est pourtant pas un handicap comme le montre l’évolution du PIB en 2007 et en 2008 avec des croissances/décroissances touchant sans distinction États très syndiqués ou non.